Coureur régulier, préparation d’un semi-marathon ou d’un marathon, ou simple envie de faire du running sans douleur au bord du canal ?
En tant qu’ostéopathe pour coureurs à Paris 19e, spécialisé dans la prise en charge sportive à Paris 19e, j’accompagne les runners à chaque étape : prévention, gestion d’une douleur qui s’installe, et retour progressif à la course à pied après une blessure.
Le cabinet est situé rue des Ardennes, à deux pas du parc de la Villette, l’un des spots de running les plus fréquentés de l’est parisien, ainsi que du canal de l’Ourcq et à proximité du parc des Buttes-Chaumont, ce dernier étant particulièrement prisé pour le travail de côtes grâce à son relief.
Je reçois régulièrement des coureurs du quartier, du débutant qui prépare ses premiers 10 km au coureur confirmé qui enchaîne les semi-marathons. Cette proximité me permet aussi d’échanger concrètement sur vos parcours, votre volume d’entraînement et le contexte dans lequel vos douleurs apparaissent.
Une idée reçue tenace veut qu’une douleur intense signifie forcément une lésion grave. Les neurosciences de la douleur nous montrent une réalité plus nuancée : la douleur n’est pas une simple mesure des dégâts tissulaires, c’est un signal que le cerveau construit à partir de multiples informations : l’état des tissus, mais aussi la fatigue, le stress, le sommeil, ou encore l’expérience passée d’une blessure similaire.
Concrètement, chez le coureur, cela explique deux situations très fréquentes :
– Une douleur qui persiste alors que les tissus ont eu le temps de cicatriser. Le système nerveux peut rester en état d’alerte prolongé (on parle de sensibilisation), ce qui entretient la douleur au-delà de la guérison tissulaire.
– Une blessure réelle qui passe presque inaperçue en pleine course, sous l’effet de l’adrénaline et de la concentration, avant de se manifester pleinement au repos.
Comprendre ce mécanisme change concrètement la prise en charge : il ne s’agit pas seulement de traiter un tissu, mais aussi de rassurer le système nerveux, de reprendre confiance dans le mouvement, et d’éviter les stratégies d’évitement qui, à terme, entretiennent la douleur plus qu’elles ne la préviennent.
Douleur le long du tibia, qui apparaît généralement après une augmentation trop rapide du volume ou de l’intensité d’entraînement. Le système nerveux, sollicité par une charge qu’il n’a pas encore eu le temps d’intégrer, déclenche un signal d’alerte souvent avant même qu’une véritable lésion structurelle ne se constitue. Une progression plus mesurée de la charge d’entraînement, associée à l’accompagnement ostéopathique, permet généralement une amélioration rapide.
Douleur caractéristique sur le côté externe du genou, qui apparaît souvent après une distance précise et disparaît au repos, un profil très reconnaissable, qui traduit davantage un système d’alerte sensibilisé à un certain seuil de sollicitation qu’une lésion isolée du genou.
Le travail vise avant tout à repousser progressivement ce seuil de déclenchement, en réintroduisant l’effort par paliers plutôt qu’en évitant la course.
Une des douleurs les plus tenaces chez le coureur régulier, souvent parce qu’elle persiste bien après la cicatrisation tissulaire : le système nerveux reste en état d’alerte prolongé sur cette zone, indépendamment de l’état réel du tendon. Un accompagnement progressif de la reprise, associé à un travail manuel et à une remise en confiance du mouvement, aide à sortir de ce cercle.
Douleur sous le talon ou la voûte plantaire, particulièrement présente au premier pas du matin, un moment où le système nerveux, après une période d’immobilité, réagit plus vivement à la remise en charge. L’approche vise à réhabituer progressivement cette zone à la charge, par une reprise mesurée des appuis plutôt que par une mise au repos prolongée qui entretiendrait la sensibilisation.
Le runner peut ressentir une douleur qui irradie dans la jambe ou réactiver une sensibilité lombaire déjà présente. Ce type de douleur irradiante, où l’intensité perçue ne reflète pas toujours la gravité réelle, fait partie de mes prises en charge les plus fréquentes.
👉Voir ma page dédiée à la sciatique.
Diplômé du CEESO Paris (formation en 5 ans, école agréée par le Ministère de la santé), j’ai complété mon parcours par un Diplôme Universitaire de prise en charge des urgences en milieu sportif. Cette formation complémentaire me permet de distinguer ce qui relève d’un simple ajustement ostéopathique de ce qui nécessite un avis médical ou une prise en charge plus urgente, un point essentiel quand on traite des sportifs.
Je me suis également spécialisé dans les douleurs irradiantes (sciatique, névralgie cervico-brachiale). Chez les sportifs et les coureurs, ces douleurs peuvent avoir des origines multiples et nécessitent un examen clinique précis avant toute prise en charge.
La consultation débute par un échange approfondi sur votre pratique : fréquence et volume d’entraînement, type de terrain, objectifs sportifs, historique de blessures et contexte d’apparition des symptômes. Cet entretien est suivi d’un examen clinique complet afin d’évaluer vos capacités fonctionnelles, vos mouvements et d’écarter d’éventuels signes nécessitant une orientation médicale.
La prise en charge repose ensuite sur des techniques manuelles adaptées à votre situation, associées si nécessaire à des conseils concernant la gestion de la charge d’entraînement, la reprise progressive de l’activité ou des exercices personnalisés. Aujourd’hui, l’ajustement de la charge d’entraînement et le maintien d’une activité adaptée sont reconnus comme des éléments importants dans la prévention et la prise en charge des blessures liées à la course à pied.
Reprendre trop vite, ou au contraire trop prudemment par peur de « refaire mal », sont les deux écueils les plus fréquents. Une reprise progressive et guidée, associée à une bonne compréhension de ce que signifie (ou non) la douleur ressentie, permet généralement un retour à la course plus rapide et plus serein qu’une reprise gérée dans l’incertitude.
À l’approche d’un 10 km, d’un semi-marathon, d’un marathon ou d’un trail, une consultation peut être l’occasion de faire le point sur votre préparation. Nous échangeons sur votre entraînement, votre historique de blessures, vos éventuelles douleurs et vos objectifs, avant de réaliser un examen clinique adapté à votre situation. Si nécessaire, je vous propose des techniques manuelles ainsi que des conseils personnalisés concernant la gestion de la charge d’entraînement, la récupération ou les exercices les plus adaptés.
À noter : aucun bilan ne permet de prédire ou de prévenir avec certitude une blessure. En revanche, une préparation adaptée, une gestion progressive de la charge d’entraînement et une prise en charge individualisée sont reconnues comme des éléments importants pour réduire le risque de blessure et favoriser la performance.
« Je préparais mon premier marathon et une douleur au niveau du mollet apparaissait lors de mes sorties longues. Jean-Baptiste a pris le temps de comprendre mon entraînement, d’examiner ma situation et de m’expliquer les différents facteurs pouvant influencer cette douleur. La séance m’a permis de repartir avec des conseils concrets sur la gestion de ma charge d’entraînement, la récupération et quelques exercices adaptés. J’ai pu poursuivre ma préparation avec davantage de confiance et prendre le départ de mon marathon dans de bonnes conditions. Je recommande vivement son accompagnement à tous les coureurs. »
Dans la plupart des cas, un arrêt total n’est pas nécessaire ni même souhaitable. Le système nerveux a tendance à associer l’arrêt complet à l’idée que le mouvement est dangereux, ce qui peut entretenir la douleur plus longtemps. Une adaptation du volume et de l’intensité, encadrée plutôt qu’un arrêt brutal, donne généralement de meilleurs résultats.
Cela dépend surtout de la progressivité de la reprise de charge plus que d’un délai fixe. Une périostite bien prise en charge, avec un ajustement raisonné du volume d’entraînement, s’améliore le plus souvent en quelques semaines.
Le risque existe surtout si la reprise est brutale ou, à l’inverse, si elle est repoussée trop longtemps par peur de la douleur. Une reprise progressive et guidée, avec des repères clairs sur ce qu’il est normal de ressentir, réduit ce risque bien plus efficacement qu’un arrêt prolongé.
Il est conseillé de consulter en cas de douleur persistante, de gêne pendant la course ou après l’effort, mais aussi en amont d’un objectif sportif (10 km, semi-marathon, marathon). La consultation permet de faire le point sur votre pratique, vos symptômes et de vous proposer une prise en charge adaptée à votre situation.
L’ostéopathie peut accompagner les coureurs souffrant de douleurs liées à leur pratique, en complément d’une adaptation de l’entraînement et, si besoin, d’un suivi avec d’autres professionnels de santé. L’objectif est d’évaluer votre situation, de vous proposer des conseils personnalisés et de favoriser une reprise progressive de la course.
© Jean Baptiste Neveu – 06 60 83 82 44 – 22, rue des Ardennes 75019 Paris